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Diversifier ( ou ne pas diversifier) ?

Parmi les conseils lus dans la presse financière il est souvent conseillé de répartir ses placements (fonds, etf sur indices composés de nombreuses valeurs etc...) pour réduire les risques. ("ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier")

Mathématiquement, et avec l'hypothèse de répartition gaussienne des écarts de valeur instantanés, cela est théoriquement exact.

Soit une valeur qui risque chaque jour de gagner ou perdre 1%, au b928out de N jours le risque est de perdre la racine carrée de N en % (l'écart type d'une somme de valeurs est la somme des écarts types de chacune), par exemple au bout d'un an (environ 225 séances on risque d'avoir gagné ou perdu 15%)
Soit un portefeuille composé pour moitié d'une première valeur qui risque chaque jour de gagner ou perdre 1% et pour l'autre moitié d'une valeur qui peut également, et indépendamment de la première, gagner ou perdre 1% : Ce portefeuille pourra chaque jour gagner ou perdre la moitié de la racine carrée de 2, divisée par 2, soit 0.7%, et, au bout de 225 séances gagné ou perdu 10% au lieu de 15% avec une seule valeur.

En fonction du nombre N de valeurs un écart individuel de 1% se transformera ainsi en un écart de 0.7% pour 2 valeurs, 0.6% pour 3,0.5% pour 4 valeurs, 0.3% pour 9 valeurs,0.25% por 16 valeurs etc...

MAIS ! :

Le risque de GAIN, comme le risque de perte, sera aussi divisé par 4 pour un portefeuille de 16 valeurs, par rapport à un portefeuille composé d'une seule de ces valeurs.

En principe l'investisseur en bourse recherche les gains et veut éviter les pertes, mais il cherche surtout à réaliser un gain (sinon à quoi bon prendre des risques ?)... Et plus il a de valeurs en portefeuille et plus son espoir de gain diminue ...

Le boursier aguerri choisit une seule valeur suffisamment volatile, avec de grands écarts instantanés, et il la suit constamment pour empocher ses plus values dès qu'elles se présentent afin les reinvestir aussitôt après dès que son cours d'entrée repasse au-dessous de son cours de vente...Il est toujours sur la brèche et ne reste jamais une seule microseconde de sa vie éloigné des places de cotation ....Quelquefois il augmente même la volatilité de la valeur qu'il suit avec des instruments financiers dits à effet de levier ... Il sort dès que le soleil se montre et court se mettre à l'abri dès l'approche de la pluie ...S'il n'a que deux valeurs il veille à répartir son patrimoine à 50% entre les deux et maintenir cette répartition dès qu'elle commence à s'en écarter ...Ou 3 valeurs à 33% ... 4 valeurs à 25% chacune du patrimoine total ...etc... etc...ce qui est aussi une manière d'empocher les plus values quand elles se présentent et les réinvestir au meilleur moment et au meilleur endroit ....En bourse plus on est actif et plus on élève son risque de gain ....

D’où l'intérêt de choisir un courtier qui minimise les frais de transactions (0.04% par exemple chez degiro pour les titres cotés à paris ou Bruxelles et non soumis à la taxe sur les transactions financères).

A titre d'exemple j'ai comparé (le 29 octobre 2019), sur les 100 dernières séances consécutives, le résultat pour trois investisseurs :
1-L'inactif qui garde ses 1000 € "sous son matelas"
2-Le passif qui achète pour 1000€ d'actions et n'y touche plus (Il "dort")
3-L'actif qui, chaque jour qu'il voit le cours de l'action monter (par rapport à celui de la veille) s'empresse aussitôt d'empocher sa plus-value jusqu'à ne conserver que le nombre de titres correspondant au maximum aux 1000€ du départ, et, au contraire, puise dans ses liquidités pour abonder ses titres jusqu'à ne pas dépasser 1000€ en valeur liquidative à chaque fois qu'il constate une baisse du cours.

Pour une action très volatile comme l'action navya qui valait 1.5€ il y a 100 séances et ne vaut plus que 1€ aujourd'hui :
L'investisseur inactif (hors du marché) a toujours ses 998,4€ de départ (pour un nombre d'actions entier et un portefeuille de 1000€ maximum)
Le passif (qui dort) n'a plus que 673 €
L'actif (qui "joue" tous les jours) a encore 997 € moins 1.9 € de frais (pas de ttf)

Pour des actions moins spéculatives (moins volatiles) le "salaire" de l'actif est beaucoup plus faible :
action publicis : inactif : 978 €, passif : 847 €, actif 856 €-frais 3.5€ (ttf)
action total : inactif 964 €, passif :957 €, actif 964 € - frais 7.2€(ttf)
action arcelor : inactif 989 €, passif : 928 €, actif 960 € - frais 5.7€(ttf)
action air france klm :inactif 994 €, passif 1183 €, actif 1188 €- frais 4.2(ttf)
action stmicroelectronics : inactif 984 €, passif 1220 €, actif 1220 €-frais 0.5€
action unibail : inactif 882 €, passif 992 €, actif 999 € -frais 1.7€(ttf)
action soitec : inactif 930 €, passif 1030 €, actif 1039 €- frais 4.1€(ttf)
action danone : inactif 980 €, passif 958 €, actif 965 € - frais 1€(ttf)
action l'oréal : inactif 751 €, passif 729 €, actif 741 € - frais 6€ (ttf)
action lvmh : inactif 770 €, passif 764 €, actif 764 € - frais 0€
(il aurait fallu investir 10000 € pour "trader" sur lvmh) :
action lvmh : inactif 9620 €, passif 9552 €, actif 9677 € - frais 31€(ttf)


Quelquefois l'actif est pénalisé par rapport au passif :

action carrefour : inactif 993 €, passif 872 €, actif 869 € - frais 2.3€(ttf)
action balyo : inactif 998 €, passif 761 €, actif 756 € - frais 0.6€ (pas de ttf)

On ne gagne pas à tous les coups même sur 100 séances, car pour une valeur qui baisse de façon continue l'inactif ne perd rien et le passif perd moins que l'actif qui veut "rattraper le couteau qui tombe" ou "faire une moyenne à la baisse", surtout si la spéculation court-terme n'est pas au rendez-vous contrairement à sa présence évidente sur l'action navya.

Pour prendre à revers la spéculation encore faut-il qu'il y ait spéculation.

Lorsque la hausse ou la baisse sont continues et l'emportent sur les variations aléatoires quotidiennes l'investisseur actif est pénalisé, dans les deux cas, par rapport à l'investisseur passif.

L'investisseur actif (le "trader") n'est gagnant que quand les variations quotidiennes sont le fruit du hasard et l'emportent sur la tendance de fond du titre.

Ce genre de "trading" reste en principe réservé aux titres des sociétés dont la capitalisation boursière n'atteint pas le milliard d'euros :
"La taxe sur les transactions financières (ttf) est appliquée à chaque achat d'action d'une société française dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d'euros. Ce taux est de 0,30 % et s'ajoute le cas échéant aux frais de transactions ( 0.04% par exemple chez degiro pour les actions cotées à Paris ou Bruxelles )"

bofip.impots.gouv.fr/bofip/9789-PGP.html


Pour conclure il y deux façons d'aborder la bourse :

- La façon rationnelle qui observe la progression régulière d'un titre fondée sur les analyses financières.
- La façon statistique qui considère que les variations à court terme sont aléatoires.

Les deux catégories d'intervenants sont présentes à la fois sur le marché, on peut donc jouer contre l'une ou l'autre, ou contre l'une et l'autre.
Lorsque ce sont les "réfléchis" qui dominent le marché la gestion passive (dormante) qui se laisse porter par ce marché gagne plus (ou perd moins) que la gestion active qui cherche à tirer parti des évolutions rapides des cours.
Lorsque ce sont les "joueurs" qui dominent le marché la situation est inverse et les "traders" à court terme sont presque assurés de faire mieux (un peu) que les "dormeurs" pourvu que les frais de transactions soient très faibles.
La proportion entre les deux catégories d'intervenants est parfois mesurée par un indice vix (l'indice de la peur) : La volatilité à court terme augmentant avec les craintes des "réfléchis".
Le vix est en général compris entre 10 et 20 (il vaut 13 en ce moment), 10 en période calme, 20 quand il commence à y avoir des incertitudes, 40 ou 60 en période de grande crise.
Autour de 15 il y a donc équilibre entre les "réfléchis long terme" et les "joueurs court terme" comme on l'observe en ce moment.

Les deux catégories d'intervenants contribuent à la régulation du marché (si tous les traders achètent une action quand elle baisse ils la font remonter, et si tous les rationnels achètent une action quand elle est sous cotée par rapport à ses fondamentaux ils la font remonter également).

Je me souviens de l'interview d'un gagnant du gros lot au loto : On lui demandait s'il avait des actions "J'ai juste une ligne de 1000 actions airbus" (elles stagnaient au-dessous de 17€ à l'époque sont cotées à 129€ aujourd'hui - en plus de tous les dividendes versés depuis ) ... Il avait été bien conseillé ... (j'avais alors préféré l'action airfrance qui était cotée à 17€ - comme l'action airbus - et qui est cotée 10€ aujourd'hui - je m'en suis juste sorti en achetant parfois au plus bas pour essayer de revendre au plus haut - pendant que le gagnant du loto s'enrichissait "en dormant", en ayant pris bien soin de "ne pas diversifier" - Je n'avais pas voulu de l'action safran au même moment quand elle valait 7 € : Elle est cotée 142 € aujourd'hui).

En bourse il vaut mieux n'avoir qu'une seule ligne d'actions dont on est sûr plutôt que 100 dont on n'est pas sûr... et se contenter de "dormir" en percevant les dividendes plutôt que chercher à jouer "la mouche du coche" parmi les faiseurs de marchés - qui sont déjà bien assez nombreux ...